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Désinfection professionnelle : quand est-elle vraiment nécessaire ?

7 avril 2026 5 min de lecture Par l'équipe Falconi

Une désinfection professionnelle n'est utile que dans des cas précis : cabinets de santé, cuisines professionnelles, collectivités après une maladie contagieuse, dégât d'eaux usées. Elle se fait toujours en deux temps : nettoyage, puis désinfectant autorisé appliqué avec son temps de contact. En Suisse romande, Falconi Nettoyage traite sanitaires et points de contact à chaque passage de ses contrats de bureaux, dès 0.65/m² ou 35.–/h, offre sous 48 h.

Depuis la pandémie, le mot « désinfection » est partout, pas toujours à bon escient. Clarifions les termes, car ils déterminent le protocole, les produits et le prix.

Trois niveaux différents

  • Nettoyer : éliminer les salissures visibles et une grande partie des germes par action mécanique et détergente. Suffisant au quotidien pour la plupart des lieux.
  • Désinfecter : détruire les micro-organismes avec un produit désinfectant dont l'efficacité est démontrée, sur une surface préalablement nettoyée.
  • Stériliser : éliminer toute forme de vie microbienne. Réservé au matériel médical, pas aux locaux.

Ce que disent l'étiquette et les normes

En Suisse, un désinfectant est un produit biocide : il doit être autorisé avant sa mise sur le marché et porter un numéro d'autorisation sur l'étiquette, suisse (par exemple CHZN… ou CHZB…) ou européen, selon l'organe de réception des notifications des produits chimiques de la Confédération. Un « nettoyant antibactérien » sans ce numéro n'est pas un désinfectant.

L'efficacité est prouvée par des normes européennes d'essai. Les plus courantes :

  • EN 1276 : activité bactéricide, pour les domaines alimentaire, industriel, domestique et les collectivités ;
  • EN 13697 : activité bactéricide et fongicide sur surfaces non poreuses, en conditions « propres » ou « sales » ;
  • EN 14476 : activité virucide.

Choisissez le produit selon le germe visé, et respectez le dosage et le temps de contact indiqués par le fabricant : ils varient d'un produit à l'autre.

Quand une désinfection s'impose

  • Cabinets médicaux, dentaires, vétérinaires et EMS, dans le cadre de leur plan d'hygiène
  • Collectivités après une maladie contagieuse (crèche, école, bureau), selon les recommandations du médecin ou des autorités sanitaires
  • Dégât d'eaux usées ou refoulement de canalisation
  • Après une intervention contre des nuisibles, une fois le traitement du spécialiste terminé
  • Locaux alimentaires : l'ordonnance sur les denrées alimentaires et les objets usuels (ODAlOUs) impose un autocontrôle fondé notamment sur les principes HACCP ; le plan de nettoyage et de désinfection en fait partie

Certaines situations (décès non découvert, risque biologique important) relèvent d'entreprises spécialisées en décontamination. Nous vous le disons dès le premier appel, plutôt que d'accepter un chantier hors de notre métier.

Quand elle est inutile

Dans un logement ou un bureau ordinaire, un bon nettoyage détergent élimine l'essentiel des germes. Désinfecter tout, tout le temps, coûte cher, expose inutilement aux produits et n'apporte rien de plus. En période d'épidémie, concentrez la désinfection sur les points de contact : poignées, interrupteurs, robinets, chasses d'eau, plans de travail partagés.

Le protocole en six étapes

  1. Évaluer : quelles surfaces, quel germe, quel usage des locaux.
  2. Nettoyer : la matière organique réduit l'efficacité de nombreux désinfectants. C'est pourquoi la norme EN 13697 teste les produits en conditions « sales ».
  3. Appliquer le désinfectant adapté, au bon dosage, du plus propre vers le plus sale.
  4. Respecter le temps de contact : l'étape que les non-professionnels négligent le plus.
  5. Rincer si le fabricant l'exige, notamment sur les surfaces en contact avec des aliments.
  6. Aérer et documenter : date, produit, zones traitées.

La nébulisation, qui diffuse un brouillard désinfectant dans un volume fermé, complète parfois ce protocole. Elle ne remplace jamais le nettoyage des surfaces.

Sécurité : les règles de base

  • Ne jamais mélanger les produits : l'OFSP rappelle que l'eau de Javel associée à un acide dégage des gaz chlorés toxiques
  • Gants, aération, produits conservés dans leur emballage d'origine
  • En cas d'intoxication : Tox Info Suisse, 145, 24 h/24

La bonne réponse pour la plupart des entreprises

Pour un bureau, un commerce ou un cabinet, un entretien régulier qui traite les sanitaires et les points de contact à chaque passage est plus utile qu'une désinfection spectaculaire une fois par an. C'est ce que prévoit notre contrat de nettoyage de bureaux et locaux professionnels, dès 0.65/m² ou 35.–/h, avec des microfibres codées par zone pour ne pas transporter les germes des sanitaires vers les bureaux.

Pour un besoin ponctuel hors contrat, par exemple après une épidémie, nous établissons un devis précis : surfaces, produits, temps de contact et horaire, du lundi au samedi de 7 h à 19 h. L'entretien des cabinets, commerces et communs d'immeubles est assuré dans toute la Suisse romande, avec une offre détaillée sous 48 h.

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